Icon Facebook Icon Google+ Icon Twitter Icon Share Icon Reblog

Le modèle dominant de sexualité n’est pas votre réalité

image

Suite à la lecture passionnante et bouleversante du billet d’une bloggueuse, je voulais glisser quelques mots, même s’il se suffit à lui-même.

Les représentations sociétales, à travers la publicité, les “produits” culturels, la télévision, et cetera imposent à l’imaginaire collectif UN modèle de couple, UN modèle de sexualité, quelques modèles de genres (particulièrement deux, huhu). Et ces modèles sont bien loin de la réalité de chacun. Chacun a intérêt à s’extraire de ces modèles et à se ressaisir de son corps, de sa sexualité, de son genre, etc.

Ce n’est pas parce que vous êtes en couple et que vous aimez quelqu’un, que vous devez être disponible sexuellement pour cette personne. Une personne peut même avoir envie de se masturber sans forcément avoir du désir pour la personne qui l’accompagne dans la vie. La plupart des couples sont construits sur la base de personnes ayant une libido différente. Et même si l’un est en manque cruel de sexe, se forcer à avoir une relation sexuelle (en gros, servir d’objet sexuel) ne peut que conduire à des situations gênantes. Pire encore, si un membre du couple s’acharne psychologiquement et/ou physiquement sur l’autre jusqu’à le faire céder à ses désirs, on peut commencer à parler de viol.

Lorsqu’il y a un tel déséquilibre dans le couple, conduisant à des situations allant du gênant au glauque, il apparait sain de reconsidérer le couple. Je pense que beaucoup évitent cela, de peur de perdre l’autre, de passer pour un(e) anormal(e), mais cela ne peut que faire s’éterniser ou s’empirer les problèmes.

Le polyamour (1 et 2) et/ou le libertinage peuvent d’être des moyens d’assainir la situation, si la rupture est hors de question. Cela demande une sacrée remise en question des choses (et des modèles, encore une fois), mais c’est peut-être mieux que de faire perdurer quelque chose qui nous parait malsain ? Le meilleur moyen de sauver une relation, c’est encore de la rendre la plus positive pour chacun, à travers l’acceptation mutuelle des réalités de l’un et de l’autre.

D’après un camarade, “la plupart” des femmes hétérosexuelles sont grey-asexuel. Ça veut dire qu’elles ont une attirance sexuelle envers d’autres (envie de baiser quoi), largement en deçà de ce que les représentations dominantes laissent croire être la norme. Et c’est aussi valable au sein du couple. Quels que soient votre genre, votre sexualité, votre physique, votre façon d’envisager le couple, vous êtes NORMAUX. Et vous êtes bien et beaux comme vous êtes.

Pour aller plus loin :

http://lechodessorcieres.net/le-sexe-sans-coit/

http://lechodessorcieres.net/zoom-sur-lasexualite/

http://lechodessorcieres.net/vie-dasex/

En bonus, un petit lexique de termes qu’on lit de plus en plus couramment (ouf), fait avec mes propres mots. Si je me trompe, vous pouvez m’écrire à l’adresse indiquée dans la partie Liens.

Pansexualité : Le fait de développer des sentiments amoureux et/ou du désir sexuel pour des personnes, non en fonction de leur genre, mais en fonction de leur être (physique, personnalité, charme).

Cis-genre : Le contraire de Trans-genre (à préférer à transexuel). Cela signifie que son genre (homme ou femme selon les représentations binaires dominantes) correspond aux attentes de la société en fonction de son corps (avoir un pénis ou un vagin). C’est le modèle dominant qui construit ce que semble devoir être un homme ou une femme. En réalité, beaucoup de personnes peuvent ne pas se retrouver dans ces modèles. Si beaucoup dénigrent leur être profond pour se plier à ces dictats, de plus en plus de gens, au fur et à mesure d’éducation populaire, arrivent à s’accepter et à être acceptés comme ils sont.

Transphobie : La peur et la haine des personnes transgenres. Elle s’articule souvent avec de la misogynie et de l’homophobie. Pour preuve les terribles faits divers où un homme agresse quelqu’un qu’il identifie comme une femme (en la “draguant” de manière glauque devant ses potes), avant de se rendre compte que cette personne est transgenre. Se sentant humilié par la situation, il s’en prend physiquement à cette personne. Des trans se sont fait assassiner comme ça…

Intersexuation (ou ambiguïté sexuelle) : Les personnes dites intersexuées représentent 1 à 4% de la population. Elles ont des caractéristiques sexuelles (génitales) qui n’entrent pas dans les standards habituels. Cela se traduit par des différences chromosomiques ou hormonales (Wikipedia). Tragiquement, beaucoup de médecins mutilent des enfants intersexués en leur assignant arbitrairement un genre ou l’autre.

  1. cramazouk posted this